
La Classe SLK est un coupé-cabriolet apparu en 1996. Transgressant les codes conformistes du milieu des années 1990, le constructeur Mercedes-Benz fut le premier à réveiller le concept de cabriolet équipé d'un toit rigide escamotable.
Il existe 3 versions de SLK : R170, R171 et R172 (de la plus ancienne à la plus récente)
Safety car de la saison 2004 de Formule 1, la Mercedes SLK 55 AMG quitte aujourd'hui ses peintures de guerre et ses gyrophares pour goûter au bitume de nos autoroutes françaises.
Sans concurrence dans le segment, ce SLK hors norme est actuellement le seul roadster qui concilie un toit rigide escamotable et une motorisation de pointe. Si la concurrence Bavaroise avec la Z4M, et celle de Stuttgart avec la 911, se complaisent dans la capote en toile pour offrir un maximum de sensations, chez Mercedes le V8 préparé par AMG se montre si monstrueux qu'un toit en tôle ne devrait pas trop l'handicaper. Mercedes se permet même d'équiper ce SLK d'un équipement aussi luxueux que sportif. Il reste à savoir si à ce niveau d'excellence, il est pertinent de parler de ce léger surpoids et de d'isolation acoustique. Nous verrons surtout si le châssis de ce SLK se montrera plus exploitable que son prédécesseur 32 AMG.
Un look insolent
De profil cette SLK 55 AMG ressemble à une mini SLR, il y a pire comme référence. A l'avant, le museau pointu et plongeant, clin d'oeil au monde de la F1, s'inspire de celui de son exclusive grande soeur citée plus haut, avec son gros nez et son imposante étoile. La lame centrale de la calandre est peinte en noire pour un look encore plus sportif. Avis personnel, le regard de la belle gagnerait en charme si les projecteurs "Bi-Xénon", excentrés dans les optiques, ne donnaient pas l'impression de loucher. Le bouclier avant situé à raz le sol est également un peu trop large à mon goût. Il héberge les anti-brouillards à ses extrémités ainsi que de grosses ouies latérales.
La suite de l'équipement se compose notamment de bas de caisse spécifiques et des jantes de 18 pouces dont le dessin en étoile ne laisse pas indifférent mais manque d'originalité pour un véhicule de ce tarif. Esthétiquement trop semblables à des modèles de grande diffusion, elles arborent un look typé "course" un peu trop "Tuning". D'autres modèles disponibles en option souligne davantage la prestigieuse signature AMG.
A l'arrière, la poupe intègre un aileron au sommet de la malle qui réduit la portance de 35 %. Les feux sont teintés en foncé et pas moins de quatre énormes sorties d'échappements chromées en Inox trahissent la cavalerie. Au chapitre des déceptions, la disgracieuse antenne radio gagnerait à être troquée contre celle, bien plus courte, de la Mercedes Classe SL.
Un habitacle arrogant
Concernant l'habitabilité, aucun problème, Mercedes fabrique des véhicules pour les grands et les plus d'1 m 90 sont bien protégés, à l'abri derrière le pare brise, sans que le siège ne soit pour autant en butée. Pour info, le coffre propose une capacité de 300 dm3 toit escamoté et 208 dm3 en position cabriolet.
Recentrons nous sur la route, le compteur affiche 320 km/h et nous rappelle que nous avons à faire à une version V8 AMG. Sans quitter le volant des mains, j'enclenche le premier rapport et caresse la longue pédale de droite, la chaire de poule m'envahit.
Un moteur mégalo
Les plus fous d'entre nous demanderont pourquoi la présence de cette version atmosphérique plutôt que la surpuissante version compressée ? Plusieurs raisons à cela : Non seulement pour des raisons de stratégie commerciale et de hiérarchie avec la Classe SL qui conserve l'exclusivité de la "surpuissance", mais également car le SLK dispose, contrairement au CLK, de la fameuse boîte de vitesses adaptive à 7 rapports "7G-Tronic à commandes au volant Speedshift" qui n'encaisserait jamais l'énorme couple de 510 Nm (465 Nm pour une Ferrari F430 et 419 Nm pour la Lexus SC 430). En plus d'être très rapide, surtout en mode auto, cette transmission se révèle vraiment polyvalente avec ses trois modes de fonctionnement (confort, sport ou manuel) et intelligente en s'adaptant parfaitement aux différents rythmes de conduite. Côté sportivité, pour une fois le roadster BMW ne prend pas le large, la boîte mécanique est certes indisponible sur ce SLK, mais le mode manuel permet tout de même de jouer avec le rupteur aussi longtemps que désiré.
Par rapport à la dernière évolution de SL 55 AMG, le SLK dispose de 157 ch de moins, mais pèse également 400 kg en moins sur la balance, soit un rapport poids / puissance de 4,06 kg/ch contre 3,64 kg/ch pour le SL ! Le couple n'est certes pas le même, mais le 0 à 100 km/h qui ne demande que 4,9 s et le 0 à 200 km/h s'effectuant en 17,5 s avant que la vitesse ne soit limitée 50 km/h plus haut, devraient être des arguments suffisants pour combler les plus exigeants. Surprenante, la consommation moyenne oscille autour d'un petit 12 litres au 100 km, merci à la boîte 7.
Un comportement orgueilleux
Avec une telle motorisation, il est très simple d'atteindre des allures fortement répréhensibles sur autoroute. Même si la belle a des allures d'avion de chasse, nous préférons quitter les longues lignes droites de ce lieu de débauche de vitesse, pour nous diriger vers de petites départementales plus sinueuses.
Si l'amortissement à gaz fait des merveilles en terme de dynamisme et que le châssis se révèle ultra rigide, il n'est pas rare de se rendre compte de la lourdeur de son pied droit et de sentir les ruades du train arrière de cette propulsion dès que vous désactivez l'ESP (couplé à l'antipatinage ASR). Mais n'exagérons rien, même sur routes mouillées il est possible de coller à la route et de conserver un minimum d'adhérence et de maniabilité. D'ailleurs, l'électronique se reconnecte dès que nécessaire, notamment à chaque freinage appuyé.
Pour arrêter le bolide, les grosses jantes en alliage de 18 pouces permettent le passage de freins en matériaux composites d'un diamètre impressionnant : D'énormes disques ventilés / perforés de 32 x 340 mm à l'avant et de 26 x 330 mm à l'arrière sont couplés à des étriers 6 pistons à l'avant et 4 à l'arrière pour un freinage aussi puissant qu'endurant. Les pneumatiques "tailles basses" sont quant à eux d'une largeur raisonnable : 225/40 à l'avant et 245/35 à l'arrière et se montrent particulièrement efficaces et confortables.
Si l'amortissement à gaz fait des merveilles en terme de dynamisme et que le châssis se révèle ultra rigide, il n'est pas rare de se rendre compte de la lourdeur de son pied droit et de sentir les ruades du train arrière de cette propulsion dès que vous désactivez l'ESP (couplé à l'antipatinage ASR). Mais n'exagérons rien, même sur routes mouillées il est possible de coller à la route et de conserver un minimum d'adhérence et de maniabilité. D'ailleurs, l'électronique se reconnecte dès que nécessaire, notamment à chaque freinage appuyé.
Pour arrêter le bolide, les grosses jantes en alliage de 18 pouces permettent le passage de freins en matériaux composites d'un diamètre impressionnant : D'énormes disques ventilés / perforés de 32 x 340 mm à l'avant et de 26 x 330 mm à l'arrière sont couplés à des étriers 6 pistons à l'avant et 4 à l'arrière pour un freinage aussi puissant qu'endurant. Les pneumatiques "tailles basses" sont quant à eux d'une largeur raisonnable : 225/40 à l'avant et 245/35 à l'arrière et se montrent particulièrement efficaces et confortables.
Conclusion
Les défauts de l'ancienne version 32 AMG sont gommés et ce SLK peut donc enfin jouir d'un châssis à la hauteur. Une exclusive version coupée encore plus puissante et efficace est prévue. Un certain dénommé Cayman n'aura qu'à bien se tenir.
14:33
Ayoub Dou'


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